Le Livre des étoiles (La Saga de Sherk - Vol 1)

Le Livre des étoiles 

CYCLE : LA SAGA DE SHERK VOL. 1

PREMIÈRE ÉDITION : LIBRAIRIE DES CHAMPS-ÉLYSÉES (PARIS, FRANCE), COLL. LE MASQUE SCIENCE-FICTION N° 52 - 1ER TRIMESTRE 1977 - 288 PAGES ISBN : 2-7024-0565-7   

RÉÉDITION : ÉDITIONS DU C.E.D.I.L. (BRUXELLES), COLLECTION CULTURE LAÏQUE  -1986 - 224 PAGES - ISSN : 077105412 

 


 4ème de couverture :


Sherk d'Acamar ; un être hybride, étrange, fier et secret Un garçon sauvage qui saura attendre son heure. Sherk est esclave. Il hait ses maîtres mais il est renfermé, patient ! Sherk est plein d'audace et de ruse, aussi dangereux qu'un léopard. Il sait calculer ses risques. S'il est repris c'est la mort dans les tortures savantes, car il a tué un garde, s'il échappe le désert peut modifier ses restes après l'avoir rendu fou de soif. Mais s'il réussit, c'est la liberté grisante des espaces sans fin, les mondes civilisés d'Achernar, où se trament de singuliers complots, et la barbare Lokri, la planète des Hommes-Lions.

Paul HANOST commence avec ce livre la Saga de Sherk, le métis de félinoïde et d'humanoïde, tour à tour esclave, mercenaire, aventurier, libérateur, et dont l'action fit chanceler sur ses bases l'empire galactique. 


Critique :

Si les Français n'ont pas la tête épique, Paul Hanost (28 ans) s'est mis en devoir de prouver que les Belges l'ont, en écrivant la saga de Sherk à travers les champs de bataille de la galaxie, où s'affrontent Impériaux et Confédérés, marchands et corsaires, mercenaires et primitifs. Pour renforcer l'impression de sauvagerie, Hanost donne aux diverses races humanoïdes des caractères de fauves (les Tchinos sont des lupoïdes et les Serkors des léo-centaures) qui doivent beaucoup à E.R. Burroughs (les hommes-lions sont des Numates) et à Kipling (Chigir Bâgh est un Baghère noir, et Sherk un demi-Tchirg). Les emprunts ne se limitent pas là : le nexien de la page 62 est un produit van Vogt ; Oonaï et son peuple d'hermaphrodites enfantins, c'est Weena et les Eloïs de Wells. Mais, pour l'effet d'ensemble, on songe surtout au Lieutenant Kijé, puisque selon l'auteur même il s'agit d'une « fête de la mort ». Et N. Henneberg ? Hanost essaie bien de l'égaler, notamment avec ses « Râkshars déchus que les Héloïmis... avaient vaincus et châtiés dans la nuit des temps » et « l'attrait surnaturel de cette féerie blasphématoire » ; mais il n'a pas comme elle le don magique de transmuter les amours en hyménées et les combats en armageddons ; faute de quoi, il ne reste que 280 pages de grandes manœuvres parsemées de quelques coucheries. Encore trois tomes d'annoncés : si le cœur vous en dit... !

GEORGE W. BARLOW
1/7/1977 DANS FICTION 282


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